Interview : SEPT, univers haut de gamme à Saint-Etienne

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Chez SEPT, marque de bijoux et accessoires haut de gamme à Saint-Etienne, le fond est aussi important que la forme. Lumière sur l’univers de SEPT.

Le concept

Emilie Aubry et Laurène Bordes, les deux créatrices de SEPT, se voient autant comme une marque que comme une agence de création. Le principe ? Des séries d’objets limitées à sept exemplaires, tous porteurs d’une identité forte. « Chacun des bijoux a un nom, une histoire, selon notre vécu, le cuir qu’on a utilisé, l’histoire derrière », explique Laurène. « A travers l’objet, on se projette dans un univers. » Et pour cela, pas besoin de planches de tendances : les deux créatrices fonctionnent à l’instinct. « Le but, c’est de susciter quelque chose chez les autres et chez nous », renchérit Emilie. « On crée pour nous, il y a un côté égocentrique. On cherche à se séduire nous-mêmes. Selon les couleurs des cuirs, on réagit par rapport à ce qu’on a entre les mains. C’est un monde narcissique, mégalo, égoïste. Ce qui est intéressant, c’est qu’on aime le partager », conclut-elle. SEPT a pour l’instant sorti trois collections, plus deux collections privées. Car l’une des spécificités de la marque est d’accorder une importance toute particulière aux collaborations. « On mélange notre univers avec celui des boutiques », raconte Laurène. Une première collaboration avec des artistes verra d’ailleurs le jour d’ici fin 2013. « Des graphistes parisiens », nous souffle-t-elle sur le ton de la confidence. Ce côté artistique se retrouve déjà dans les précédentes collections. « Pour Diptyque, on a écrit un haiku sur chaque produit, et quand on en réunit deux ça fait un poème plus long. Tout objet a un sens, doit raconter quelque chose. L’utilisateur peut s’intéresser à l’objet, ou l’acheter parce qu’il est beau. C’est un peu intellectuel, c’est la formation qui veut ça », ironise Emilie. L’objectif est maintenant de séduire de nouveaux clients avec des objets plus haut de gamme.

La fabrication : made in France + commerce équitable

« On a choisi le cuir parce que c’est une matière qui vieillit, qui a une histoire », raconte Laurène. « Le cuir qu’on achète, c’est des chutes d’Hermès. Hermès est très implanté dans la région. » Une partie de la production de SEPT est sous-traitée à des artisans rhône-alpins, dont une maroquinière de formation Hermès. Pour les pierres et l’argent, elles se fournissent via des filières commerce équitable. Pour l’instant, elles se chargent elles-mêmes de l’assemblage des bijoux, mais le but est dans la suite de pouvoir sous-traiter cette partie également pour pouvoir se concentrer sur le commercial.

SEPT : où les trouver ?

« On séduit les Parisiens. A Lyon les portes sont fermées, ils attendent des preuves à Paris avant que ça revienne à Lyon », regrette Emilie. « Ce qui est très dur, c’est que quand on arrive dans une ville, il faut d’abord déambuler pour voir les magasins intéressants et savoir lesquels démarcher. » Prochain projet ? Attaquer le Sud-Ouest avec Biarritz et Bordeaux par exemple. Mais en attendant, le prochain événement sur leur liste, ce sont des ventes éphémères intitulées « Condensed », organisées par l’Atelier 130 dans une galerie parisienne. « C’est un petit réseau dans lequel on commence à rentrer », note Laurène. Et leur clientèle, à quoi ressemble-t-elle ? « C’est une femme de 50 ans », analyse Emilie. « On a fait des salons un peu branchouille-hispter mais la clientèle n’était pas du tout adaptée. On vend avec lenteur, on parle, on prend le temps de faire l’objet. »

La Peau de l’Ours, collection capsule

Les deux créatrices planchent en ce moment sur une collection capsule de 10 modèles de tote bags bourrés d’humour noir, sur le point de voir le jour. Un article plutôt estival au départ, réchauffé par des cuirs aux couleurs automnales et chaleureuses.  »Ca passe très bien à l’automne », nous assure Emilie. « On met un peu d’espoir dans ce sac-là, c’est le sac qui pourrait se vendre comme des petits pains et nous faire connaître. »

Shopping à Saint-Etienne

La boutique préférée d’Emilie, c’est Prego, la première boutique qui les a suivies, et qui distribue surtout des créateurs italiens et japonais. Pour les bijoux, c’est Gudule et son argent au poids. Pour l’objet et la décoration, elles nous conseillent L’Esprit Demeure, et les Jardins de Babylone pour l’art floral. « Ce qui est bien dans cette ville, c’est que les gens sont hyper accessibles ! », s’exclame Laurène. La boutique en ligne de SEPT devrait être mise en ligne dans les prochaines semaines. En attendant, retrouvez-les sur Facebook ou consultez ici la liste de leurs points de vente.

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